i
Parcours et engagements
Responsable d’un refuge-fourrière à la SPA, puis cofondatrice et présidente de l’association Chats des rues à Montreuil, Catherine Dehay a contribué à la stérilisation de milliers de chats et à l’adoption de plusieurs centaines d’entre eux.
Elle est ingénieur-écologue.
La cause animale s’est imposée à elle à l’adolescence, au détour d’une manifestation où se côtoyaient de nombreuses associations. Peu à peu, elle a pris la mesure des réalités de l’exploitation animale. En promenade, les meuglements des vaches en bâtiment et les cris des cochons qu’on abat ont fini de lever le voile.
Sa sensibilité particulière :
« Les invisibles qui foisonnent sans bruit et n’inspirent pas d’empathie»,
comme les vers de terre, les insectes, les oiseaux qui se cachent pour mourir, les pigeons, les rats, etc.
Faire entrer la cause animale dans la décision publique
Au-delà des actions directes, sa présence à la mairie agit comme un rappel constant : des élu·es la consultent, d’autres trouvent dans sa voix l’autorisation de s’intéresser aux animaux.
Elle fait entendre la cause animale à chaque décision municipale, quel que soit le sujet : l’élue à la tranquillité publique s’est par exemple saisie de la question des chiens de gardiennage.
Une page dédiée à l’éthique animale figure sur le site de la Ville. Objectif : intégrer le respect de l’animal dans toutes les politiques publiques.
Réalisations marquantes
À l’échelle du territoire (Est-Ensemble)
- Festival culturel animaliste d’Est-Ensemble (2025) : un programme ambitieux, déployé dans plusieurs lieux culturels, pour enfants et adultes : jeux, conférences, ateliers, films, rencontres-débats… Les thématiques vont de l’animal en ville à l’élevage industriel. La rencontre inaugurale s’est tenue en présence de Brigitte Gothière.
À Montreuil (Mairie)
Faune sauvage
- Avant tout abattage d’arbre, un écologue vérifie l’absence de chauves-souris nichant dans les anfractuosités.
- Les aménagements d’espaces verts intègrent la faune : nichoirs, dortoirs à insectes et gîtes à chauves-souris restituent de l’habitat.
- Plantation d’arbres nourriciers pour les oiseaux.
Urbanisme
- Les fontaines à eau étant conçues pour les humains, des points d’eau pour les animaux sont planifiés à travers la ville (plusieurs sont déjà en place).
- L’éco-pâturage évolue : fin de la location d’animaux destinés à l’abattoir ; les moutons proviennent désormais de sanctuaires.
Montreuil avance vers une ville plus vivante, plus juste pour les animaux.