Le Petit Journal nº 8
13 mars 2020


N°7
1er mars 2020
« C’est parce que les animaux ne causent pas qu’il faut plaider leur cause. » — Szczepan Yamenski 
Retrouvez notre nouveau bimensuel, Le petit journal du PA, pour tout savoir… ou presque, sur l’actualité animaliste et politique.

Le Parti animaliste demande la destitution immédiate du ministre Didier Guillaume
Une vidéo diffusée il y a quelques jours par l’association L214 a apporté la preuve de sévices graves commis sur des veaux à l’abattoir de Sobeval, en Dordogne.

Ces vidéos montrent des veaux mal étourdis avant leur égorgement. Leur  tête n’étant pas immobilisée lors de l’insertion du pistolet à tige perforante, alors que c’est une obligation essentielle, leur étourdissement est incomplet. On voit les veaux reprendre conscience sur la chaîne d’abattage, vomir et agoniser. 

Au lieu de reconnaître ces maltraitances graves, Didier Guillaume a préféré protéger la filière viande, alors qu’il était parfaitement au courant de la réalité. 

Il a publiquement menti en affirmant sur Europe 1 dimanche 23 février que, selon les contrôles qu’il a diligentés, « le respect du bien être-animal est là ». 

N’oublions pas que Didier Guillaume a sous sa responsabilité le service « protection animale ».

Or mardi dernier, l’association L214 a publié des emails datant du 20 février, provenant de hauts fonctionnaires de l’État, qui attestent des mensonges du gouvernement et de sa complaisance vis-à-vis des sévices commis, ce avec la complicité des services vétérinaires.

Acculé, le ministre a fini par suspendre l’agrément de l’abattoir le 28 février, preuve supplémentaire de la réalité des infractions. Cette mesure est bien entendu insuffisante et ne résout aucunement les problèmes fondamentaux découlant de la soumission du ministère et de certains services de l’Etat aux lobbies de l’élevage.

En conséquence de ces fautes graves du gouvernement et de sa déloyauté, le Parti animaliste demande :

  • la destitution immédiate de Didier Guillaume,
  • la création d’un ministère de la Protection animale 1,
  • la mise en place obligatoire de caméras dans les abattoirs, avec contrôle des enregistrements par des personnes extérieures,
  • des sanctions à l’encontre de toute personne ayant contribué à entretenir et diffuser ces mensonges.

Pour plus de détails, lire notre communiqué de presse envoyé le 26 février : https://mailchi.mp/parti-animaliste/mensonges-au-sommet-de-ltat?fbclid=IwAR0lAI_7M-8qjp1APyWlJGLXGIBs0EfLeZS9sh9fYxWW3GyCpMoVdGDBV3o

1 Nous avions demandé cette création dans une tribune collective en septembre dernier, signée par 80 personnalités.

Le Parti animaliste a besoin de vous pour sa campagne électorale

Les prochaines élections municipales auront lieu en mars 2020. De nombreuses décisions impactant les conditions de vie des animaux sont du ressort des conseillers municipaux. Ces élections sont donc une opportunité pour faire entrer la question animale au cœur des communes. 
Imprimer des tracts, des professions de foi et des bulletins coûte cher. Nous avons besoin de votre soutien. 
Pour nous aider à financer cette campagne électorale, vous pouvez effectuer un don par carte bancaire ou par chèque. Il vous donnera droit à une réduction d’impôt sur le revenu, à hauteur de 66 % de son montant*.

Soutenir le Parti animaliste

Coup de cœur : les nouvelles listes du autonomes du Parti animaliste 
Lancement de la liste autonome Le Vésinet animaliste 
Le 25 février
« Nous avons décidé de présenter une liste indépendante du Parti animaliste au Vésinet pour montrer que la question animale est tout aussi prégnante aux niveaux local et municipal qu’aux niveaux national et européen. ». Jean-Luc Dené, tête de liste du Vésinet animaliste

Lancement de la liste autonome Lille animaliste 

Le 5 mars

« Le Parti animaliste sera présent dans la capitale des Hauts-de-France pour permettre aux lilloises et lillois d’envoyer un message clair et fort : les animaux comptent ! Cette liste, finalisée à la surprise générale, est le fruit d’une forte mobilisation de citoyens et citoyennes épris de justice et de compassion ». Antoine Stathoulias, tête de liste de Lille animaliste.

Rejoindre une équipe près de chez moi

Comment donner procuration ?
Si vous ne pouvez vous rendre à votre bureau de vote, vous pouvez donner procuration à une personne (mandataire) de votre choix qui ira voter pour vous. La condition préalable est d’être vous-même inscrit sur les listes électorales de votre commune. Pour établir cette procuration, vous devez vous rendre au tribunal judiciaire ou de proximité, au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie, muni du formulaire ci-dessous renseigné et signé et, de votre pièce d’identité. La personne que vous avez choisie pour vous représenter pourra ainsi voter en votre nom.
Vous cherchez un mandataire ? Nous vous invitons à contacter directement le candidat tête de liste du Parti animaliste dans votre commune.
(1) Pour Paris, Lyon, Marseille, il n’est pas nécessaire que votre mandataire soit inscrit dans le même arrondissement que vous.

Télécharger le formulaire de procuration

Regardez les vidéos sur notre programme et nos candidats
Nous tenons à remercier nos infatigables bénévoles qui ont pris l’initiative de concevoir et de réaliser ces clips pour nous. Les 15 et 22 mars, votez Parti animaliste. Les animaux comptent, votre voix aussi !






Compte-rendu d’actions

Happening contre la chasse à Bordeaux
Le dimanche 23 février

« Le Parti animaliste Gironde organisait un événement contre la chasse au coeur de Bordeaux, Place Saint Projet. ACTA Gironde, One Voice, et la Convention Vie et Nature participaient à l’action. Des bénévoles ont présenté, au fil de la journée, des mises en scène de chasse, ponctuées de discours. D’autres bénévoles se sont occupés de renseigner les passants. Différents stands étaient également à la disposition des personnes intéressées.

Nous remercions les associations et les bénévoles présents pour leur participation et leur implication. » Thierry Vay, correspondant du Parti animaliste pour la Gironde

Réunion publique à Toulouse
Le mardi 18 février

« La deuxième réunion publique de Toulouse animaliste s’est tenue en présence d’une quarantaine de personnes, Quentin Charoy, la tête de liste, a présenté ses 68 colistiers. Puis il a détaillé les mesures de son  programme (installation de pigeonniers contraceptifs, interdiction des cirques avec animaux…) et a rappelé le « silence assourdissant des autres listes sur la condition animale ». La presse assistait également à cette réunion et nous avons eu plusieurs articles dans les journaux.

La campagne continue, nous préparons activement notre dernière réunion publique qui aura lieu le 10 mars et nous avons commencé le collage des affiches ». Johanna Velo, correspondante pour la Haute-Garonne et candidate pour Toulouse animaliste.

Coup de projecteur  
Juguler la population des pigeons des villes sans les tuer, c’est possible !

Principaux chefs d’accusation : fientes sur les bâtiments, maladies (souvent plus hypothétiques que réelles) et nuisances sonores. L’image négative dont les pigeons sont affublés est paradoxale puisque, génétiquement, ils sont les très proches parents de la colombe, un oiseau emblématique et symbole de paix. Cette perception a pourtant justifié leur extermination massive et cruelle. Jusqu’en 2013, ils étaient capturés à l’aide de filets, puis placés dans des caissons à vide, où ils éclataient littéralement sous l’effet de la décompression. Cette technique ayant été interdite, la plupart des communes utilisent aujourd’hui le gazage au CO2, qui provoque une mort douloureuse par asphyxie, ou la castration à vif des mâles. Pourtant, une méthode douce et efficace existe en France depuis 2003 : le pigeonnier contraceptif. Vous pouvez en voir notamment à Paris, qui fut la première ville à expérimenter ce dispositif, et dans quelques autres villes. Contrairement à ce que son nom laisse penser, cette méthode ne disperse aucun médicament contraceptif dans l’environnement. Il s’agit simplement d’installer de petits nichoirs dans lesquels les femelles déposent des œufs, qui seront ensuite « secoués » pour empêcher la formation de l’embryon. Même si ce dernier effet n’est pas complètement anodin, les exterminations sont évitées. Idéalement, le pigeonnier doit être placé dans un endroit verdoyant et accueillir un nombre de pigeons proportionné à sa taille. Le Parti animaliste préconise ce procédé, qui assure un contrôle efficace de la population des pigeons et permet une cohabitation pacifique entre ces oiseaux et les humains. 

 Pour aller plus loin : http://www.ambassadedespigeons.com/depigeonnage.html