Le Petit Journal nº 7
1 mars 2020


N°8
13 mars 2020
« C’est parce que les animaux ne causent pas qu’il faut plaider leur cause » — Szczepan Yamenski
Retrouvez notre nouveau bimensuel, Le petit journal du PA, pour tout savoir… ou presque, sur l’actualité animaliste et politique.

Coup de cœur : le Parti animaliste est fin prêt pour les élections municipales

Après avoir mené tambour battant la préparation de sa campagne, le Parti animaliste est maintenant prêt pour ses premières élections municipales.

Notre objectif : faire entrer la question animale au cœur des décisions communales. La préparation des listes fut ardue. Selon la taille de la commune, la liste présentée devait réunir un nombre strict de candidats, tout en respectant la règle de la parité. À titre d’exemple, il fallait 527 candidats pour Paris et 69 candidats pour des villes de la taille de Toulouse. Nos adhérents ayant validé l’option des alliances lors d’un sondage, nous avons donc conclu des accords avec des listes offrant des garanties en termes de mesures pour les animaux et de positionnement des candidats du Parti animaliste à des places éligibles. L’acceptation de nos « mesures socles » pour les animaux, ce dont Le Petit Journal 6 vous faisait part, a été l’une des conditions sine qua non de ces alliances. 

Le 15 mars, vous trouverez des candidats animalistes, aussi bien au sein de listes autonomes 100 % Parti animaliste que dans des listes d’alliance, dans les villes suivantes :

Aix-en-Provence, Alfortville, Angers, Antibes, Avignon, Bagnolet, Bouguenais, Boulogne-Billancourt, Brétigny-sur-Orge, Bry-sur-Marne, Clamart, Colomiers, Fontenay-aux-Roses, Grande-Synthe, Grenoble, Hellemmes, Joinville-le-Pont, Le Havre, Le Vésinet, Les Clayes-sous-Bois, La Plaine des Palmistes, Les Lilas, Les Sables-d’Olonne, Lille, Louviers, Lyon, Melun, Metz, Mitry-Mory, Montesson, Montpellier, Montreuil-sous-Bois, Mulhouse, Nantes, Nîmes, Paris, Rambouillet, Rouen, Sablé-sur-Sarthe, Saint-Denis, Toulouse, Villejuif, Villeparisis, Vitrolles, Vitry-sur-Seine.

Coup de gueule : les mesures du « ministre des agriculteurs »  pour les animaux… toujours rien de concret !
Du vent, ses belles paroles ? On dirait bien ! 

Depuis octobre dernier, Didier Guillaume agite le miroir aux alouettes en clamant en grande pompe son inextinguible désir d’un changement « jamais vu en France » en faveur des animaux. Nous en aurions ri, le sujet n’eût-il été aussi tragique, au vu, entre autres, de ses scandaleux mensonges sur le massacre de veaux dans l’abattoir de Sobeval. 
[ Petit aparté : cet abattoir, dont il avait suspendu l’agrément suite aux terribles vidéos de L214, a été rouvert le mercredi 4 mars. Il n’aura fermé que 3 jours ! Le gouvernement n’a pas honte des sévices graves qui s’y commettent. Il a par contre peur des quelques kilos de lisier déposés par les agriculteurs en colère devant la préfecture de Dordogne. ]
Pour en revenir aux annonces du ministre, voici les quelques points qu’il a évoqués, de façon très théorique et sans jamais préciser aucune modalité « concrète » :
  • L’interdiction du broyage des poussins mâles, d’ici la fin 2021. Un délai bien long… qui en dit long. L’Allemagne dispose déjà d’une technique de sexage in ovo. Le gouvernement aurait pu négocier l’utilisation de ce brevet, mais le prestige de la recherche française est bien entendu passé avant la vie des poussins. D’ici là (si encore le délai est tenu, ce qui est peu probable), près de 100 millions de poussins seront broyés vifs.
  • L’interdiction de la castration à vif des porcelets, ici aussi, seulement fin 2021. Des alternatives sont en place depuis longtemps dans d’autres pays et certains distributeurs proposent déjà de la viande de cochons non castrés. Pourquoi alors imposer ce délai ? Cela s’appelle, gagner du temps !
  • L’étiquetage des produits relatif au bien-être animal, dès 2020, dont aucun détail n’a été précisé.
  • L’interdiction de vendre des animaux dans des véhicules ou des foires et l’obligation d’identification des chats, sous peine de sanction. Si ces mesures paraissent aller dans le bon sens, elles sont en revanche peu précises à ce stade et insuffisantes, notamment pour lutter contre les abandons.
Quid des canetons femelles, broyés pour la production du foie gras ? Le ministre les a oubliés….Comme il a oublié l’interdiction de transporter des animaux par temps caniculaire. Quid des autres mutilations (écornage, limage des dents, caudectomie, épointage du bec, claquage des porcelets) ? Rien n’a été prévu les concernant. Quant aux souffrances supplémentaires générées par l’abattage sans étourdissement préalable, Didier Guillaume a déclaré ne pas vouloir heurter les cultes religieux ! 
Le Parti animaliste dénonce le manque d’ambition de ces mesures, témoignant une nouvelle fois de l’inaptitude de Didier Guillaume à exercer sa mission de protection des animaux. Il est donc urgent de lui retirer l’attribution « Protection animale » pour la confier à un ministère dédié et indépendant.

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Ça s’est passé près de chez vous

Soirée de lancement de la liste de Lille
Jeudi 5 mars
« Une bonne trentaine de personnes étaient présentes à la soirée de lancement de Lille animaliste. Après le discours d’Antoine, nous avons partagé un moment convivial entre bénévoles, candidats et personnes présentes, autour d’un buffet végétalien et d’une dégustation de bières locales. » Virginie Chauchoy et Antoine Stathoulias

La presse parle de Lille animaliste, retrouvez l’article ici.

Distribution massive de tracts au Vésinet
Les samedi 7 et dimanche 8 mars

« Le Vésinet animaliste a organisé deux actions « Impact Visuel » et tractage samedi 7 mars et dimanche 8 mars, afin d’interpeller les habitants du Vésinet. Pour toucher et décider les électeurs à se mobiliser et à voter pour notre liste, nous avons décidé de mener une campagne innovante avec des moyens de communication différents, voire inédits, comme par exemple des tracts graphiques et des actions de communication visuelle. Nous étions plus de 30 animalistes, tous en violet. » Jean-Luc Dené, tête de liste du Vésinet animaliste.
Le Parisien parle du Vésinet animaliste, retrouvez l’article ici.

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Coup de projecteur : les pouvoirs du conseil municipal en matière de chasse

Le maire et le conseil municipal ont une faible marge d’action concernant les activités de chasse sur leur commune.

Ils peuvent néanmoins :

  • Interdire ou restreindre la pratique de la chasse sur certaines zones de la commune ou à certaines périodes réservées aux autres fréquentations de la nature, puisque cette pratique représente un risque pour la sécurité des habitants.
  • Refuser de louer des dépendances du domaine privé de la commune aux fédérations de chasse.
  • En qualité d’officiers de police judiciaire (maire et adjoints), constater les infractions en matière de chasse. 

Osons aller plus loin ! La France est le seul pays d’Europe à autoriser la chasse à la glu (dans le Sud-Est). Notre pays a d’ailleurs été mis en demeure de cesser cette pratique non sélective et contraire à la directive « Oiseaux ». La chasse à courre, pratique génératrice de grandes souffrances, pourrait aussi être remise en cause sur le fondement des énormes problèmes de sécurité qu’elle génère de manière récurrente. Toutes les compétences municipales doivent être réfléchies et utilisées aux fins de permettre la protection des animaux. Telle sera la mission des élus du Parti animaliste qui entreront le 22 mars prochain dans les municipalités !   

Pour en savoir plus  : https://www.aspas-nature.org/campagnes/municipales-quels-pouvoirs-du-maire-sur-la-chasse/

Découvrir le site du Parti animaliste