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Faux enlèvement d’un chien : le Parti animaliste interpelle l’État

Après l’affaire Cyril Schreiner, le Parti animaliste demande sanctions et régulation des contenus impliquant des animaux sur les réseaux sociaux.

Le Parti animaliste réagit à la mise en scène du faux enlèvement du chien Albert par l’influenceur Cyril Schreiner, révélée le 9 février 2026 après plusieurs jours de publications virales ayant suscité émotion, inquiétude et dons de la part d’internautes.

Bien au-delà d’un simple dérapage individuel, cette affaire illustre une dérive structurelle : l’exploitation d’animaux comme supports de divertissement et de revenus publicitaires sur les réseaux sociaux, sans cadre protecteur suffisant ni contrôle effectif.

Pendant plusieurs jours, la disparition présentée comme réelle d’un animal a été utilisée pour générer audience, engagement et monétisation. Des milliers de personnes ont été trompées, certaines allant jusqu’à contribuer financièrement. Au-delà de la tromperie commerciale, cette mise en scène banalise la maltraitance et le vol d’animaux et fragilise la crédiblité des véritables alertes de détresse animale.

Cette mise en scène a conduit des associations de protection animale à se mobiliser inutilement, au détriment de situations bien réelles et graves d’enlèvements d’animaux nécessitant une intervention urgente.

Le Parti animaliste demande l’application stricte de la loi encadrant l’activité des influenceurs commerciaux adoptée en 2023, notamment concernant les pratiques commerciales trompeuses. Il appelle également les plateformes TikTok, Snapchat et Instagram à assumer leur responsabilité d’éditeurs en retirant les contenus mensongers impliquant des animaux.

Plus largement, cet événement révèle un vide réglementaire concernant la présence d’animaux dans les contenus numériques.

Un animal n’est pas un outil de storytelling ni un accessoire marketing. Quand la détresse animale, même fictive, devient un levier d’audience et de revenus, c’est toute la protection animale qui recule. L’État doit agir : la loi existe, elle doit être appliquée, et elle doit désormais être complétée pour encadrer clairement l’utilisation d’animaux sur les réseaux sociaux, déclare Helène Thouy, porte-parole du Parti animaliste.

Le Parti animaliste demande au gouvernement :

  • la création d’un cadre réglementaire spécifique à la présence d’animaux dans les contenus numériques monétisés ;
  • Rendre les plateformes et créateurs de contenus solidairement responsables de la diffusion de contenus monétisés impliquant des animaux, notamment en cas de mise en scène trompeuse de situations de détresse animale ;
  • la création d’un ministère de la Condition animale afin d’assurer une politique publique cohérente et un contrôle effectif.

Au-delà du cas individuel, le Parti animaliste alerte sur un phénomène croissant: la transformation des animaux domestiques en “actifs numériques“, générant revenus et notoriété sans garantie de “bien-être” ni protection juridique adaptée.

Sans réaction rapide des pouvoirs publics, ces pratiques sont appelées à se multiplier. Elles fragilisent la confiance du public, encouragent l’instrumentalisation des animaux et affaiblissent le travail des associations et des services de secours réellement confrontés à des situations d’urgence.

Le Parti animaliste se tient à la disposition des rédactions pour détailler ses propositions de régulation et de sanction.

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