Une catastrophe annoncée
La signature ce samedi du traité de libre échange, après plus de 25 ans de négociation et malgré l’opposition de la France et de quelques pays de l’Union européenne, est la plus forte menace, sur le plan international, à l’agriculture française. Elle va intensifier le modèle agricole intensif en incitant à encore plus de compétitivité, de concurrence internationale… avec des pays dont les coûts de production sont peu élevés et dont les pratiques sont interdites au sein de l’Union européenne. En l’absence de clauses miroirs réellement contrôlées, ce traité va exercer une pression supplémentaire sur notre agriculture et stopper tout effort pour améliorer la condition animale et instaurer des mesures éthiques pour la production végétale (notamment l’interdiction de nombreux pesticides nocifs pour la santé et l’environnement) : le Parti animaliste appelle le Parlement européen à voter contre ce traité pour sauver notre agriculture et ne pas nuire davantage aux animaux.
La souveraineté alimentaire de la France : la seule issue possible
L’alimentation au niveau mondial peut être source de tension et même parfois de guerre. Aussi, la sécurité alimentaire mondiale représente un enjeu de taille, d’autant plus avec le dérèglement climatique. L’élevage entre en concurrence avec la production végétale pour nourrir les humains, ce qui entraîne une augmentation des prix des denrées alimentaires et contribue à l’insécurité alimentaire : la production animale détourne la production végétale qui pourrait être une précieuse source d’alimentation à destination des humains d’abord. Or, les rapports (CNRS, Ademe, The Shift Project [TSP]…) sont unanimes : il est nécessaire et urgent de procéder à une réduction de 50 à 70 % selon un consensus scientifique (rapport Comment l’industrie de la viande verrouille le système, et comment en sortir, juin 2025, L214, p. 36 et s.) de la production de protéines animales pour libérer les surfaces agricoles, réduire les importations et construire un modèle résilient.
De nombreuses propositions pour l’agriculture de demain
Au vu des enjeux éthiques, sanitaires, environnementaux, socio-économiques… Le seul levier d’action efficace est de sortir de l’élevage. Le Parti animaliste porte de nombreuses propositions en faveur d’une agriculture d’avenir pour permettre d’accéder à notre souveraineté alimentaire et accompagner la reconversion des éleveurs vers le végétal : favoriser une agriculture humaine et accompagner la nécessaire transition du secteur agricole et de la pêcherie, encourager des alternatives prometteuses, encadrer plus strictement les transports…
« Seule une agriculture végétale et indépendante des importations massives et déloyales qui vont s’intensifier permettra de préserver la condition des animaux humains et non humains, le climat et l’environnement, et d’aider les éleveurs à sortir de cette impasse », déclare Eddine Ariztegui, porte-paroe et coprésident du Parti animaliste.