Le ministre Mathieu Lefèvre annonce qu’il autorise le transfert des orques Wikie et Keijo vers des delphinariums espagnols où elles seraient encore exploitées et utilisées pour de la reproduction. Il relaye le discours du Marineland sur le mauvais état des bassins pour justifier l’urgence du transfert, alors que des experts indépendants, mandatés par One Voice, ont constaté qu’ils peuvent encore accueillir les orques le temps de leur trouver un sanctuaire.
Les conditions à Loro Parque ne sont pas adaptées pour accueillir Wikie et Keijo. One Voice y a vu des orques apathiques, dans un état alarmant. Cinq orques y sont mortes en quinze ans. C’est dire à quel point cette captivité y est délétère.
Le ministre envisage également d’autoriser le transfert des dauphins dans des delphinariums espagnols, plus petits et plus vétustes, alors qu’aucun « problème de bassin » ne peut être évoqué.
Sea Shepherd précise que Parques Reunidos, groupe propriétaire du Marineland, veut à tout prix et au plus vite récupérer les terrains pour lancer d’autres projets. Les douze dauphins, les deux orques et l’équipe de soigneurs sont donc devenus très encombrants. Parques Reunidos attaque l’État français pour obtenir des dommages et intérêts et le ministre plie sous la pression.
Depuis cinq ans, le ministère fuit ses responsabilités et refuse d’envisager sérieusement une alternative. Pendant ce temps, les sanctuaires marins avancent.
La loi de 2021 sur le bien-être animal interdit pourtant les spectacles et le maintien en captivité des cétacés. Le gouvernement trahit cette loi en autorisant ce transfert au lieu de créer enfin les sanctuaires en semi-liberté promis depuis des années. Ces projets n’avancent pas parce qu’il n’y a aucune volonté politique réelle.
Le Parti animaliste, tout comme Sea Shepherd, One Voice et la Fondation Brigitte Bardot exigent l’abandon de ce transfert et la création immédiate de véritables sanctuaires en mer.
Pour le Parti animaliste, il faut créer un premier sanctuaire en milieu marin pour l’accueil des cétacés issus de l’industrie du divertissement, en vue soit d’un lieu de vie permanent soit d’une réhabilitation avant libération. Ce sanctuaire sera aussi un site de recherche sur le comportement des cétacés en vue d’améliorer leur compréhension et leur protection.
La création de ce sanctuaire serait un acte fort dans le prolongement de la loi de 2021 et apporterait une belle renommée à la France.
Ensemble, exigeons leur transfert uniquement dans un sanctuaire !